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Fondamentaux : Définir les variables aléatoires discrètes et leurs fonctions de masse
MATH005Lesson 4
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Dans le monde des probabilités, une variable aléatoire n'est pas un espace réservé pour un nombre inconnu comme en algèbre. En fait, pensez-y comme à un traducteur formel. C'est une fonction réelle $X: S \rightarrow \mathbb{R}$ qui associe chaque résultat qualitatif d'une expérience (comme « tirer une boule blanche ») à une valeur numérique quantitative (comme « -1 dollar »).

La logique de l'application

En utilisant les variables aléatoires, nous cessons de parler de collections d'issues abstraites et commençons à décrire les événements en termes de nombres. Par exemple, si on lance une pièce trois fois, au lieu de considérer l'ensemble $\{HHT, HTH, THH\}$, nous définissons $X$ comme « le nombre de piles » et analysons simplement l'événement $X=2$.

La propriété discrète

Une variable aléatoire est discrète si son ensemble de valeurs est fini ou infini dénombrable (comme les entiers). Cette distinction est essentielle car elle nous permet d'utiliser la sommation ($∑$) plutôt que l'intégration pour calculer les probabilités totales.

La fonction de masse de probabilité (PMF)

La PMF, notée $p(a)$, représente la probabilité qu'une variable aléatoire discrète prenne une valeur spécifique $a$. Elle doit satisfaire deux axiomes fondamentaux :

  • $p(x_i) \geq 0$ (Pas de probabilités négatives).
  • $\sum_{i=1}^{\infty} p(x_i) = 1$ (La masse totale de probabilité doit couvrir toutes les issues possibles).
🎯 Formules principales
Pour tout événement $A$, la probabilité est la somme des masses associées à cet événement :
$p(x) = P\{X = x\} \quad \text{et} \quad P(A) = \sum_{s \in A} p(s)$

Exemple traité : Le paradoxe de l'urne

Considérons une urne contenant 8 boules blanches, 4 noires et 2 oranges. Nous tirons une boule et définissons $X$ comme notre gain : nous gagnons 2 $ pour une noire, mais perdons 1 $ pour une blanche. La PMF transforme l'action de « tirer une boule » en une répartition financière, nous permettant de calculer la probabilité de faire faillite contre celle de rester à l'équilibre.

Analyse de l'exemple 2a

Si $p(i) = c\lambda^i/i!$ pour $i=0, 1, 2, \dots$, nous trouvons d'abord $c$ en garantissant que la somme vaut 1. En utilisant le développement en série de Taylor de $e^\lambda$, nous obtenons $c = e^{-\lambda}$. Ensuite, $P\{X=0\} = e^{-\lambda}$ et $P\{X>2\} = 1 - e^{-\lambda}(1 + \lambda + \lambda^2/2)$.